Le blog de la troisième 7

30 juin 2009

Corrigé du brevet 2009 : série collège (2)

**Trouvé sur ados.fr... meilleur que le précédent même si j'ai encore changé une ou deux réponses qui me paraissent fautives.**

Les questions

I) Le portrait de l'estrassier

1. Lignes 1 à 11

a) Lignes 1 à 5 : relevez au moins deux éléments qui caractérisent la vie d'Ali. (1 pt).

On trouve dans le texte ces deux éléments qui nous donnent des informations sur la vie d'Ali : il n'a pas de maison et dort dehors ("pour avoir dormi dehors", ligne 3 ; "n'avait pas de domicile", ligne 4) et il n'a pas d'activité professionnelle ("pas vraiment de métier", ligne 4).

b) quelle activité exerce-t-il ? Justifiez votre réponse en vous appuyant précisément sur le texte. (1 pt).

Ali n'a pas d'activité professionnelle définie ("pas vraiment de métier", ligne 4), mais il travaille quand même en ramassant dans les poubelles ce qui peut encore avoir une valeur : les gens du quartier l'appellent "l'estrassier", ce qui qualifie les "chiffonniers qui vont de poubelle en poubelle et ramassent tout ce qui peut se revendre". Le fait qu'il pratique cette activité est confirmé par le paragraphe suivant qui décrit avec quoi il ramasse les objets ("une poussette-landeau", et "pour les objets volumineux", "une charrette à bras").

2. Lignes 2-3

"C'était un homme non pas trop âgé, mais usé par la vie, pour avoir dormi dehors et avoir bu trop de vin."

a) quel rapport logique exprime le groupe en italique ? (0,5 pt).

Le groupe en italique exprime un rapport logique de cause à effet.

b) remplacez ce groupe par une proposition subordonnée exprimant le même rapport logique. (0,5 pt).

C'était un homme non pas trop âgé, mais usé par la vie, parce qu'il avait dormi dehors et bu trop de vin.

3. Lignes 23-24

"Tout à coup il se souvint qu'il avait été soldat, autrefois, dans sa jeunesse, et qu'il était monté à l'assaut au milieu du bruit des balles."

a) Quel est le champ lexical dominant dans cette phrase ? Justifiez votre réponse. (1 pt).

Le champ lexical dominant est celui de la guerre, évoqué par ces mots : soldat, assaut, balles.

b) Qu'apprend-on de nouveau sur la personnalité d'Ali ? (0,5 pt).

On apprend qu'Ali a exercé un métier lorsqu'il était jeune : celui de soldat, et qu'il était assez courageux pour monter "à l'assaut au milieu du bruit des balles." On apprend aussi, puisqu'il s'en souvient "tout à coup", qu'il n'y pense pas souvent : peut-être a-t-il souhaité oublier cette partie de son passé ?

4. Ligne 38

"avec d'infinies précautions"

a) Donnez la fonction grammaticale de cette expression (0,5 pt).

La fonction grammaticale de cette expression est complément circonstanciel de manière du verbe sortir.

b) Indiquez quel trait de caractère d'Ali est ainsi mis en valeur (0,5 pt).

Cette phrase met en valeur le fait qu'Ali peut également se montrer doux et délicat.

c) Relevez dans la suite du texte un indice qui conforte votre réponse (0,5 pt).

La phrase "Il la tenait dans ses bras, sans oser approcher d'elle son visage à la barbe hirsute", confirme le fait qu'Ali se montre délicat avec la petite fille et qu'il la manipule avec le plus de douceur possible, puisqu'il a peur de la blesser s'il l'approche de sa barbe.

II) La découverte

1. Lignes 20-21

"Qui avait mis ce carton là, sur son lit ? Peut-être qu'un autre gars de la chiffe avait décidé de s'installer ici, sous le pont ?"

a) De qui cette phrase retranscrit-elle les pensées ? (0,5 pt).

Cette phrase retranscrit les pensées d'Ali, l'estrassier, le personnage principal du texte.

b) De quel type de discours s'agit-il ? (0,5 pt).

Il s'agit d'un discours indirect libre.

c) Transposez ces paroles rapportées au discours direct. (1 pt).

"Qui a mis ce carton là, sur mon lit ? Peut-être qu'un autre gars de la chiffe a décidé de s'installer ici, sous le pont ?"

2. Lignes 27 à 36

A travers quels sens la découverte s'effectue-t-elle ? Justifiez votre réponse (1 pt).

La découverte du bébé s'effectue d'abord à travers le sens de l'ouïe, puisqu'Ali entend les cris provenant du carton, ensuite à travers le sens de la vue : Ali voit le carton bouger, et enfin à travers le sens du toucher, puisqu'il sort le bébé du carton, avant de le voir, avec ses mains.

3. Donnez la classe grammaticale de "quelque chose" (l. 27) (0,5 pt)

La classe grammaticale de "quelque chose" est groupe nominal.

4. Lignes 28-29

'Une voix qui appelait, dans le carton, une voix d'enfant, une voix de bébé nouveau-né."

a) Relevez les expansions du mot "voix" et donnez leur classe grammaticale. (1 pt).

Les expansions du mot "voix" dans cette phrase sont : "qui appelait", "d'enfant", puis "de bébé nouveau-né". Leur classe grammaticale est subordonnée relative pour "qui appelait", groupe nominal pour "d'enfant", groupe nominal pour "bébé nouveau-né".

b) Quelles précisions apportent-elles sur la découverte d'Ali ? (0,5 pt).

Les expansions du mot "voix" permettent de savoir que la découverte d'Ali est probablement un bébé, et non pas une bête ou un homme adulte.

III) L'enfant sous le pont

1. Lignes 38 à 40

"Si petite qu'Ali devait serrer ses mains pour qu'elle ne glisse pas".
"si légère qu'il avait l'impression de ne tenir qu'une poignée de feuilles".

a) Quel rapport logique est exprimé dans les deux propositions en italique ? (0,5 pt).

Le rapport logique exprimé dans ces propositions en italiques est celui de la conséquence.

b) Sur quelles caractéristiques du bébé insistent-elles ? (0,5 pt).

Ces propositions insistent sur la fragilité et la délicatesse du bébé, en mettant en valeur sa légèreté et sa petite taille.

2. Ligne 43

"Cette poupée vivante" : expliquez cette expression qui qualifie la petite fille. (0,5 pt)

L'expression "poupée vivante" appliquée à la petite fille met en valeur la petitesse du bébé, et aussi sa beauté.

3. Ligne 44 à 46

Expliquez pourquoi le bébé est en danger. Appuyez-vous sur le texte pour justifier votre réponse. (1 pt).

Le bébé est en danger parce qu'il fait froid : la première phrase du texte nous apprend que l'histoire se passe en hiver, puis il est question de "l'air froid". Or le bébé n'est pas du tout protégé du froid puisqu'il est "tout nu", et il a visiblement très froid, puisque sa peau est "rougie" et qu'il a la "chair de poule". Il pourrait donc mourir de froid.

4. Que représente le bébé pour Ali ? Justifiez votre réponse en vous appuyant sur la lecture du texte. (1,5 pt).

Pour Ali, cet enfant trouvé est une grande surprise. On devine que cette découverte va bouleverser son quotidien. Le fait qu'il la traite avec délicatesse ("avec d'infinies précautions") prouve qu'il tient déjà à elle. Sa réaction "C'est elle" nous indique qu'il a l'impression que la rencontre entre lui et cette enfant est quelque part prédestinée, peut-être même qu'elle deviendra comme sa fille.

Réécriture (4 pts).

Réécrivez la phrase suivante : "Ce matin-là Ali était fatigué. Il pensait à la bonne lampée de vin qu'il allait boire avant de se coucher (...), sous sa couverture militaire qui l'abritait du froid comme une tente." Vous remplacerez Ali par Ali et Marcel en effectuant toutes les modifications nécessaires.

Ce matin-là Ali et Marcel étaient fatigués. Ils pensaient à la bonne lampée de vin qu'il allaient boire avant de se coucher (...), sous leur couverture militaire qui les abritait du froid comme une tente.

Le texte :

Un beau matin d'hiver - une matinée de brume, quand la lumière du jour naissant se confond encore avec les halos des réverbères - un homme marchait le long d'un canal. C'était un homme non pas trop âgé, mais usé par la vie, pour avoir dormi dehors et avoir bu trop de vin. Cet homme-là (mettons qu'il s'appelait Ali) n'avait pas de domicile, et pas vraiment de métier. Quand les gens le voyaient, ils disaient : « Tiens! L'estrassier. » C'est comme cela que les gens du Sud appellent les chiffonniers qui vont de poubelle en poubelle et ramassent tout ce qui peut se revendre, les cartons, les vieux habits, les pots de verre, même les piles de radio qu'on recharge très bien en les laissant au soleil.

Pour ramasser tout cela, il avait une poussette-landau du temps jadis, avec une belle capote noire et des roues à rayons, dont une était légèrement voilée. Pour les objets volumineux, il avait une charrette à bras.

Ali se dirigeait vers le pont. C'est là qu'il habitait, et qu'il gardait tous les trésors qu'il avait ramassés durant la nuit.

Ce matin-là Ali était fatigué. Il pensait à la bonne lampée de vin qu'il allait boire avant de se coucher sur son lit de cartons, sous sa couverture militaire qui l'abritait du froid comme une tente. Il pensait aussi au chat gris qui devait être endormi sous la couverture, en rond et ronronnant. Ali aimait bien son chat. Il l'avait appelé Cendrillon, à cause de sa couleur.

Quand Ali s'est approché de la tente, il a vu quelque chose d'inattendu: à la place du chat, il y avait un carton entrouvert, que quelqu'un avait déposé là. Tout de suite Ali a compris que ce carton n'était pas à lui. L'estrassier resta un moment à regarder, plein de méfiance. Qui avait mis ce carton là, sur son lit ? Peut-être qu'un autre gars de la chiffe avait décidé de s'installer ici, sous le pont ? Il avait laissé ce carton pour dire: « Maintenant sous le pont, c'est chez moi ».

Ali sentit la colère le prendre. Tout à coup il se souvint qu'il avait été soldat, autrefois, dans sa jeunesse, et qu'il était monté à l'assaut au milieu du bruit des balles. C'était il y avait bien longtemps, mais il se souvenait des battements de son coeur de ce temps-là, de la chaleur du sang dans ses joues.

Il s'approcha du carton, résolu à le jeter loin sur les quais, quand il entendit quelque chose. Quelque chose d'incroyable, d'impossible. Une voix qui appelait, dans le carton, une voix d'enfant, une voix de bébé nouveau-né. C'était tellement inattendu qu'Ali s'arrêta, et regarda autour de lui, pour voir d'où venait cette voix. Mais sous le pont tout était désert, il n'y avait que l'eau froide du canal, et la route qui passait au-dessus, où les autos avaient commencé à rouler.

Alors du carton sortit à nouveau la voix, claire, avec comme une note d'impatience. Elle appelait à petits cris répétés, et comme Ali tardait encore, les bras ballants, la voix se mit à pleurer. En même temps, Ali vit que le carton remuait, s'agitait sous les coups donnés à l'intérieur.

« Des chats ! » dit Ali à haute voix. Mais en même temps il savait bien que les petits chats qu'on a oubliés au bord d'un canal n'ont pas cette voix-là.

Il s'approcha encore, écarta les bords du carton avec ses mains noircies et gercées, et avec d'infinies précautions il en sortit une bébé, une petite fille pas plus grande qu'une poupée, si petite qu'Ali devait serrer ses mains pour qu'elle ne glisse pas, si légère qu'il avait l'impression de ne tenir qu'une poignée de feuilles.

« C'est elle, c'est l'enfant de sous le pont », pensa-t-il. (...)

De sa vie, Ali n'avait jamais rien vu de plus joli, ni rien de plus délicat et léger que cette petite fille, cette poupée vivante. Il la tenait dans ses bras, sans oser approcher d'elle son visage à la barbe hirsute. L'air froid qui s'engouffrait sous le pont envoya voltiger des papiers et bouscula le carton vide, et Ali tout à coup s'aperçut que le bébé était tout nu, et que sa peau était rougie par le froid, hérissée de milliers de petites boules à cause de la chair de poule.

Jean-Marie Gustave Le Clézio, L'Enfant sous le pont (2000), Edition Lire c'est partir

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Corrigé du brevet 2009 : série collège

*** Corrigé proposé par le site lewebpedagogique.com : http://lewebpedagogique.com/forums/serie-college-sujet-de-francais-corrige-t10741.html............... et éventuellement modifié par mes soins............... Sous réserve des corrections proposées par le rectorat le 2 juillet.********

Questions

I. Le portrait de l’estrassier

1.
a.   Les éléments qui caractérisent Ali sont « un homme (…) usé par la vie » (l.5), « avoir dormi dehors », avoir bu trop de vin », « n’avait pas de domicile et pas vraiment de métier ».
b.   Il est « estrassier », chiffonnier, c’est à dire qu’il va « de poubelle en poubelle et ramasse tout ce qui peut se vendre ».

2.
a. Le rapport logique exprimé est la cause (avec "pour") ... Peut être que l'addition avec "et" sera acceptée.
b. parce qu’il avait dormi dehors et parce qu’il avait bu trop de vin.

3.
a. Le champ lexical présent est celui de la guerre : « soldat », « monté à l’assaut », « balles »
b. On apprend qu’il a préféré oublier ou ne plus penser à son passé.

4.
a. fonction : complément circonstanciel de manière du verbe sortir.
b. le trait de caractère mis en valeur est la délicatesse.
c. « sans oser approcher d’elle son visage à la barbe hirsute ».

II. La découverte

1.
a. Cette phrase retranscrit les pensées d’Ali.
b. discours indirect libre.
c. Qui a mis ce carton là, sur mon lit ? Peut-être qu’un autre gars de la chiffe a décidé de s’installer sous le pont ?

2. l’ouïe : « entendit », le mot « voix » est répété plusieurs fois et la vue : "vit"
Il fallait noter les lignes

3. classe grammaticale : groupe nominal

4.
a. Les expansions du mot voix sont : « qui appelait » subordonnée relative ; « d’enfant » groupe nominal ; « de bébé nouveau né » groupe nominal.
b. On sait qu’il s’agit d’un bébé.

III. L’enfant sous le pont

1.
a. rapport logique : conséquence
b. sa taille « petitesse » et son poids « légèreté »

2. poupée vivante : le bébé est si petit, si légér, si mignon qu’il est comparé à une poupée.

3. Le bébé est en danger car il est « tout nu » et risque de mourir de froid « sa peau était rougie par le froid, hérissée de milliers de petites boules à cause de la chair de poule. »

4. « l’enfant de sous le pont », son enfant, sa fille.

Réécriture :

Ce matin-là, Ali et Marcel étaient fatigués. Ils pensaient à la bonne lampée de vin qu’ils allaient boire avant de se coucher sur leur(s) lit(s) de cartons sous leur couverture militaire qui les abritait du froid comme une tente.

Rédaction :

Il fallait écrire un article de journal. Les consignes étaient claires : il fallait
• Penser à donner un titre ; signer J. P.
• Raconter l’histoire d’Ali et du bébé devenu une petite fille (« quelques années plus tard »), vous pouviez choisir l’age que vous vouliez pour la petite. Il fallait écrire au passé. Vous pouviez insérer une phrase donnée par Ali ou la petite ; si cela a été le cas il fallait conjuguer les verbes correctement et ne pas oublier les guillemets.
• Expliquer en quoi la vie d’Ali a changé en donnant plusieurs arguments (il a dû chercher un travail, arrêter de boire…)
• Expliquer pourquoi : nourrir la petite, trouver du lait, des couches…
• Vous deviez vous appuyer sur le texte de Le Clézio.
• Vous deviez faire particulièrement attention au niveau de langue employé…

Correction de la dictée :

Dans les villages, on ne lui donnait guère : on le connaissait trop ; on était fatigué de lui depuis quarante ans qu’on le voyait promener de masure en masure son corps loqueteux et difforme sur ses deux pattes de bois. Il ne voulait point s’en aller cependant, parce qu’il ne connaissait pas autre chose sur la terre que ce coin de pays, ces trois ou quatre hameaux où il avait traîné sa vie misérable. Il avait mis des frontières à sa mendicité.

Maupassant, Contes du jour et de la nuit, Folio.

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17 juin 2009

Sujet Brevet (Centres étrangers) Nice 2008 - P. Delerm

Diplôme national du brevet, série collège

Session 2008, épreuve de français, centres étrangers (Nice)

On est dans sa chambre, c’est l’hiver. Les volets sont fermés. On entend le vent qui souffle au-dehors. Les parents sont allés se coucher, eux aussi. Ils croient qu’on a éteint depuis longtemps. Mais on a vraiment pas envie de dormir. On a juste gardé la lumière de la petite lampe de chevet, qui fait un cercle jusqu’au milieu des couvertures. Au-delà, l’obscurité de la chambre est de plus en plus mystérieuse.

On a hésité longtemps avant de choisir le livre. Agatha Christie ne fait pas peur, on suit trop l’enquête et on ne fait pas attention au reste. Les aventures de Sherlock Holmes, c’est mieux, avec les brouillards, les chiens, les chemins de fer parfois. Mais il y a trop de dialogues, et Sherlock est si sûr de lui, on ne peut pas penser qu’il va être vaincu.

Finalement, on a choisi L’Île au trésor.

On a bien fait. Dès le début du livre, il y a une ambiance extraordinaire, avec cette auberge près d’une falaise. C’est toujours la tempête là-bas ; on a l’impression que c’est toujours la nuit aussi, avec la mer qui gronde tout près. Et puis Jim Hawkins, le héros, se retrouve vite seul avec sa mère à l’Amiral Benbow.

À sa place, on serait mort de terreur. Le vieux pirate réclame du rhum et se met en colère sans qu’on sache pourquoi. Mais le plus effrayant, c’est quand les autres pirates débarquent dans le pays à la recherche de leur ancien complice. C’est une nuit de pleine lune, et l’aveugle donne des coups de canne sur la route blanche en criant : N’abandonnez pas le vieux Pew, camarades ! Pas le vieux Pew !

Il y a une illustration en couleurs, avec cette image, du noir, du mauve, du blanc. C’est un livre un peu vieux, avec seulement quelques images ? il n’y en aura pas d’autres avant au moins trente pages. On reste longtemps à regarder celle-là. Parfois quand on s’endort, on a peur de devenir aveugle pendant la nuit, alors on se met dans la peau du vieux Pew et c’est étrange, parce que en même temps on a peur qu’il vous donne un coup de canne.

Heureusement, près de soi, on a la petite lumière bleue du radio-réveil et le poster de Droopy2, mais on a l’impression qu’ils sont partis en Angleterre eux aussi, au pays du rhum, de la colère et des naufrages. C’est dangereux de s’endormir là-bas, mais on voudrait quand même on dort si bien près du danger, et les draps sont si chauds, près de la pluie. C’est bien de se faire peur en lisant L’Île au trésor.

Philippe DELERM, « C’est bien de lire un livre qui fait peur », nouvelle extraite de C’est bien , Ed. Milan, 1991.

1 l’Amiral Benbow : nom de l’auberge. 

2 Droopy : personnage de dessin animé.

La numérotation des dans les questions et les réponses ci-dessous correspondent au texte original (consultable ici) 

PREMIÈRE PARTIE

QUESTIONS (15 points)

I- On entend le vent qui souffle au dehors (5 points)

1- En citant le texte, dites précisément où et quand se déroule la scène dans le premier paragraphe. (0,5 point)

La scène se déroule "dans sa chambre, c’est l’hiver" et c'est également la nuit, car les parents sont couchés et la chambre est dans l'obscurité.

2-a- Relevez deux antonymes dans les lignes 3 à 6. (0,5 point)

Les deux antonymes relevés sont : "lumière" (l.4)  et "obscurité"(l.6)

2 -b- En quoi les conditions créées préparent-elles à la lecture ? (0,5 point)

Le narrateur attend la solitude ("les parents sont couchés") et le silence. Il est installé confortablement (dans son lit, sous les couvertures) et se contente d'une petite lampe alors que le reste de la chambre est dans l'obscurité. Cela lui assure à la fois le confort et l'ambiance idéale pour avoir peur.

3- « Mais on a vraiment pas envie de dormir. » (l. 3-4)
a- Quelle est la nature de
mais ? Quelle est sa valeur ? (1 point) 

"Mais" est une conjonction de coordination. Il a une valeur d'opposition.

3 - b- Pourquoi cette phrase est-elle grammaticalement incorrecte ? Quelle information cela vous apporte-t-il sur le narrateur ? Trouvez dans le paragraphe un élément qui confirme votre réponse. (1,5 point)

Cette phrase est grammaticalement incorrecte car il manque une partie de la négation « On n'a pas... ». Ce langage familier montre peut-être que le narrateur est un enfant ou parle comme un enfant. Le mot « parents » confirme cette réponse.

4- « Les parents sont allés se coucher, eux aussi. Ils croient qu’on a éteint depuis longtemps. »
(l. 2-3) Qu’apportent ces précisions ? (1 point)

Ces précisions montrent que certaines conditions sont remplies pour créer une atmosphère propices à la lecture. Les parents couchés permettent d'être seul, au calme. De plus, il y a comme une transgression implicite des règles. Le narrateur semble lire sans que ses parents le sachent et l'y autorisent. Cela crée un frisson supplémentaire (l'interdit).

II- On a choisi L’Île au trésor (4 points) 

1. Donnez la formation et expliquez le sens dans le texte du terme extraordinaire (l. 13).(1 point)

« extra » est le préfixe et « ordinaire » le radical. Cela signifie que cette ambiance est hors de l'ordinaire, hors du commun, peu banale.

2. Que recherche le narrateur en choisissant ce livre ? Donnez deux raisons justifiant votre réponse. (1 point)

Il cherche à se faire peur et à rentrer complètement dans l'ambiance, en s'identifiant au personnage. 

3. En quoi le cadre et les personnages du roman choisi répondent-ils à l’attente du narrateur ? Justifiez votre réponse en relevant quatre éléments différents pris dans les lignes 13 à 22.
(2 points)

L'histoire de L'île au Trésor se passe dans une sinistre « auberge » isolée sur la falaise. Il semble que « c’est toujours la tempête là-bas » ; on a l’impression que « c’est toujours la nuit aussi, avec la mer qui gronde tout près ». Quant aux personnages ils sont effrayants, surtout les pirates (« Mais le plus effrayant, c’est quand les autres pirates débarquent »). 

III- On dort si bien près du danger (6 points)

1 -. « l’aveugle donne des coups de canne » (l. 21-22)/ « on dort si bien près du danger »
a- Quelle est la valeur du présent dans chacune de ces phrases ? (1 point)

Le verbe « donne » a une valeur de présent de narration alors que le verbe « dort » à une valeur de présent de vérité générale.

1 -b- Quelle est la nature de « on » ? D’après vous, dans ce texte, qui pourrait être ce « on » ?(1,5 point)

« On » est un pronom personnel. Il pourrait représenter le narrateur et tous ceux qui sont comme lui (enfants, lecteurs, amateur de livres terrifiants).

1 -c- Dans les lignes 18 à 31, trouvez deux expressions qui montrent que le narrateur s’identifie aux personnages du roman. (1 point)

« A sa place » et « on se met dans la peau du vieux Pew » sont deux expressions qui montrent que le narrateur s'identifie aux personnages du roman. 

2. En vous appuyant sur vos réponses précédentes et en citant le texte, montrez que réalité et fiction se rejoignent. (1 point)

Pour le narrateur la réalité et la fiction se rejoignent car il s'identifie aux personnages et donc se projettent dans le livre. De plus l'usage du présent, brouille davantage les époques et les récits (celui du livre et celui de la réalité du narrateur). Enfin, même les objets qui entourent le narrateur (le radio-réveil et le poster de Droopy) semblent propulsés dans une autre réalité.

3. Selon Philippe Delerm, quels bénéfices peut-on tirer de l’expérience de la lecture ?Vous répondrez à cette question et un paragraphe rédigé et illustré par des citations extraites de la nouvelle (1,5 point)

Selon l'auteur, la lecture permet de s'évader vers une autre réalité, de vivre par procuration des dangers tout en étant à l'abri, confortablement installé dans son lit : «  on dort si bien près du danger, et les draps sont si chauds, près de la pluie ». Cela permet de se dépayser, de partir virtuellement dans d'autres pays, d'autres époques...

RÉÉCRITURE(4 points) 

« On est dans sa chambre, c’est l’hiver. Les volets sont fermés. On entend le vent qui souffle au-dehors. Les parents sont allés se coucher, eux aussi. Ils croient qu’on a éteint depuis longtemps. Mais on a vraiment pas envie de dormir. On a juste gardé la lumière de la petite lampe de chevet, qui fait un cercle jusqu’au milieu des couvertures. Au-delà, l’obscurité de la chambre est de plus en plus mystérieuse. » (l. 1 à 5)

En commençant par « Nous étions dans notre chambre, c’était l’hiver. Les volets étaient fermés… », réécrivez la suite du premier paragraphe du texte en remplaçant on par nous et en employant les temps du passé qui conviennent.

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10 juin 2009

Figures de style

Une figure de style, c'est une façon pour l'auteur d'exprimer une idée ou un sentiment grâce à une façon d'utiliser les mots en leur donnant une force particulière. Il peut jouer sur le lexique ou sur la syntaxe des phrases.

Les figures de la ressemblance :

La comparaison : deux éléments sont rapprochés à cause d'un point commun. Le rapprochement s'effectue grâce à un mot-outil de comparaison: comme, tel, sembler, pareil à ...
Ex : Il est beau comme un dieu. Elle avait des yeux pareils à des agathes. Ce champ de blé ressemble à un océan.

La métaphore : il s'agit d'une comparaison sans mot-outil entre deux éléments qui n'ont d'habitude pas de point commun évident. Elle est plus frappante que la comparaison.
Ex : Ce garçon, c'est un dieu! Les agathes de ses yeux brillaient. Cet océan de blé est superbe.

La métonymie : il s'agit d'une catégorie particulière de métaphore où l'on nomme une partie de quelque chose pour désigner en fait cette chose.
Ex. "Déjà les voiles au loin s'éloignaient vers Harfleur" ("Les voiles" = "les bateaux")

La personnification : c'est la représentation d'une chose ou d'un animal sous une forme humaine. (c'est un cas particulier de la métaphore)
Ex : Le vent mugissait dans les branches et hurlait sous les portes.

L'allégorie : on utilise un être vivant ou une chose pour représenter une idée.
Ex : la mort est souvent symbolisée par une femme armée d'une faux.

Les figures de l'opposition :

L'antithèse : deux mots ou expressions s'opposent.
Ex : J'ai su monter, j'ai su descendre J'ai vu l'aube et l'ombre en mes cieux.

L'oxymore : C'est le rapprochement de deux termes normalement antithétiques, opposés.
Ex : le noir soleil de la mélancolie; un mort-vivant

Le chiasme : sur 4 éléments, le premier et le 4ème peuvent être associés, le 2ème et le 3ème peuvent être rapprochés.
Ex : Et l'on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens Mais dans l'oeil du vieillard on voit de la lumière. (Hugo)

L'antiphrase : expression ironique d'une idée par son contraire.
Ex : Ah, tu es belle comme ça! =ça ne va pas du tout.

Les figures de la répétition :

Le parallélisme : répétition de la même construction dans 2 phrases ou 2 propositions.
Ex : (...) cria-t-elle en lui jetant une pierre; (...) hurla-t-il en se précipitant vers lui.

L'anaphore : Un mot ou une expression est répétée en tête de phrase, de vers.
Ex : "Ce bras qu'avec respect toute l'Espagne admire,
       Ce bras qui tant de fois a sauvé cet empire...
" (Corneille, Le Cid)

L'énumération, l'accumulation : il s'agit de la juxtaposition de mots séparés par des virgules. Cela accélère le rythme, crée le suspense ou souligne l'abondance.
Ex : "Adieu veaux, vaches, cochons, couvées." (La Fontaine, Fables)

Les figures de l'exagération :

L'hyperbole : exagération dépassant la réalité.
Ex : Tu es un génie.

Les figures de l'atténuation :

L'euphémisme : on choisit un terme plus faible que ce que l'on veut dire (souvent afin de ne pas choquer)
Ex : "Il nous a quittés" pour "Il est mort". "Les non-voyants" pour "les aveugles".

La litote : il s'agit d'atténuer le sens d'une expression par la négation de l'expression contraire. Implicitement, le sens dépasse ce qui est dit.
Ex : Elle n'est pas mal ! (= elle est superbe)

La périphrase : Pour éviter de dire un mot on le remplace par une expression plus longue, qui désigne la même chose d'une manière détournée.
Ex. "J'ai rendez-vous avec l'objet de mes voeux les plus chers" (pour "J'ai rendez-vous avec ma fiancée").

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Juin 2008 - Emile Zola "Le Grand Michu"

http://capbrevet.net/docs/brevet2/2008_sujet_francais_metropole.pdf

1- La scène se déroule « à la récréation de quatre heures » (l.1), « dans un coin de la cour » (l.2), « une après-midi » (l.1).

2 - « Je me souviens encore du singulier effet que me produisit cette menace ». (l.32-33)/

a) « souviens » = présent de l'indicatif.
« produisit » = passé simple de l'indicatif

b) La valeur des temps c'est la raison pour laquelle on a employé ce temps là dans cette phrase-là.

Valeurs du présent.
1 – Présent d'énonciation.
2 – Action qui se répète dans le présent : présent d'habitude.
3 – Présent de vérité générale : c'est présenté comme étant toujours vrai.
4 – Présent de narration : on peut raconter une histoire (même passée) au présent.

Valeur du passé simple : action de premier plan dans un récit au passé.

b)Ici, le présent de l'indicatif de « souviens » a comme valeur présent d'énonciation.
Le passé simple de « produisit » a comme valeur « action de premier plan » dans un récit au passé.

c) Le verbe "souviens" renvoie à l'âge adulte (au moment où il écrit).

Le verbe "se produisit" renvoie à l'époque où il est jeune, où il est élève.

3. Lignes 18-19 : "Il m'initia... confiance."

a) Dans le contexte "initier" signifie "révéler des informations secrètes à une personne choisie".
b) La figure utilisée dans cette phrase est une comparaison: "comme un conscrit"; le narrateur est comparé à un soldat débutant.
c) Le rapport établi entre les deux personnages est un rapport d'autorité, hiérarchique, celui d'un homme expérimenté face à un débutant.

II - Le grand Michu et le narrateur (5,5 points)

1. Parmi les termes qui servent à décrire Michu, nous pouvons citer les expressions suivantes: "gaillard", "poings énormes", "sa voix grasse de paysan", "le grand Michu" ou encore "yeux gris".

2. Le passage contient deux propositions subordonnées: "qui me frappa d'une certaine crainte" et "que (...) je n'aurais voulu avoir pour ennemi". Ce sont deux propositions subordonnées relatives.

3. Le sentiment éprouvé par le narrateur face à Michu est la crainte. Celle-ci conduit le jeune garçon au respect.

4. Le narrateur se sent valorisé, heureux d'appartenir aux initiés; deux expressions le montrent: "sensation délicieuse", "joies cuisantes".

5. Lignes 32-33 : "Je me souviens encore du singulier effet que me produisit cette menace. Elle
me donna un courage énorme."

a) "Singulier" dans la phrase signifie "étonnant". Il n'avait pas encore ressenti cet effet.
b) La menace au lieu de l'apeurer, lui donne au contraire du courage. C'est apparemment contradictoire.

III - Un sujet bien mystérieux (4,5 points)

1. Ligne 7 : "Veux-tu en être ?"
a) "En" est un pronom adverbial.
b) Il représente l'expression "de quelque chose", "de la partie".

2. Le caractère mystérieux du projet est exprimé par des expressions comme "me prit à part" qui montre que le projet est secret, "complot", "un secret à garder", "nouveau rôle de complice", ou encore "me compromettre".

3. Lignes 33 à 35 : "Bast ! me disais-je...Michu !"

a) Les propos sont rapportés au discours direct. Ils livrent les pensées du narrateur.
b) Les propos montrent que le narrateur est déterminé à suivre Michu dans ses projets de révolte, qu'il ne le trahira sous aucun prétexte.

4. Cet épisode montre à quel point le narrateur prend confiance en lui car il se sent valorisé, important. Mais le projet le fait basculer du côté de la révolte et de la force.

REECRITURE (4 points)

Aussi pendant que les deux garçons parlent, suis-je en état d'admiration devant eux. Ils m'initient d'un ton un peu rude, comme un conscrit dans l'énergie duquel on a une médiocre confiance. Cependant, le frémissement d'aise, l'air d'extase enthousiaste que je dois avoir en les écoutant finissent par leur donner une meilleure opinion de moi.

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04 juin 2009

journal de lecture (???)

                                      Journal d'une princesse

Auteur : Meg Cabot

Nombre de pages : 281

Introduction:

J'ai pris ce livre car  la couverture était belle .J'ai lu la quetriéme de couverture et j'ai tout de suite adoré

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Dieu est un enfant (fiche de Céline B)

Dieu est un enfant

de ANDRE STIL

Il y a 144 pages

Résumé de l'histoire ?????????

Intro: Le titre me plait énormément, l'histoire à l'air plutôt agréable à regarder la 4éme de couverture, je pense que ce livre est dur. Il y a beaucoup de pages. C'est la 1ère fois que je lis un livre de ANDRE STIL.

J'ai pris un livre avec beaucoup de pages pour assaye, et avancer dans la lecture,, mais si je ne comprends

pas je changerai...

Conclusion : L'histoire ne mas pas trop plus j'ai tourner quelques pages, pour me reprend dans la

lecture  mais je n'ai vraiment pas aimé c'etait trop long. Je préfére changer de livre car celui-ci est dur et je

ne comprend pas tout ...

bye céline.b

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Envol Papillon (fiche de Mélissa)

L'ENVOL PAPILLON

Nom l'auteur: Orianne Chapentier

Nombres de pages: 50 pages

Résumé: Léoplodine est une fille assez timide qui doit dessiner son endroit préféré mais elle a la honte car, son endroit preféré c'est son placard de sa chambre et vu qu'elle est folle amoureuse d'un garçon de sa classe

Critique: Je n'aime pas trop l'histoire elle n'est pas bien expliquée et c'est pas très important le seule truc qui est bien c'est que sa parle des jeune comme nous.

Mélissa.

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métamorphose, mon amour (fiche de Brenda)

                                            Métamorphoses mon amour

Auteur: Ovide

Nombres de pages :183

Introduction :

J'ai pris ce livre car l'illustration m'a bien plus.

Le ltitre m'a capturé puis l'histoire m'a l'air sympa , il manque quelque dessins a l'interieur du livre.

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